Comment faire un devis d’entretien de pelouse

Tonte à la visite ou à la saison, traitements et extras en option, et contrat exigé dans l’État de New York pour les applications commerciales sur pelouse.

Chiffrez la saison, pas seulement la première tonte : ce que comprend chaque visite, à quelle fréquence vous passez, ce que coûtent les traitements et comment le client paiera.

Mesurez et parcourez le terrain d’abord

Mesurez la pelouse en pieds carrés avant de chiffrer, avec une roue de mesure ou une vue satellite : les traitements se chiffrent à la superficie, et une erreur d’estimation vous coûte à chaque passage. Notez ce qui ralentit une visite : les pentes, les barrières étroites, les plates-bandes et les clôtures autour desquelles il faut tailler. Écrivez ensuite ce que comprend une visite, comme la tonte, la taille des bordures, le détourage des allées et le soufflage des surfaces dures, et ce qu’elle exclut, comme les feuilles, le désherbage des plates-bandes ou les haies. Si l’herbe est trop haute aujourd’hui, chiffrez la première tonte à part, car elle prend plus de temps que les suivantes.

Comment se chiffre l’entretien de pelouse

Poste Tarification À indiquer sur le devis
Tonte À la visite, selon la taille de la pelouse La fréquence et ce que comprend une visite
Engrais et désherbage Par passage, par tranche de 1 000 pi² Le nombre de passages et leur calendrier
Aération et sursemis Au forfait ou par tranche de 1 000 pi² La superficie couverte
Nettoyage saisonnier Au forfait ou à l’heure Ce qui est enlevé
Première tonte d’une pelouse trop haute Prix unique L’état de pelouse que suppose le prix
Minimum par visite Prix fixe Le plus petit montant par arrêt

Les frais à mettre par écrit

  • Minimum. Une petite pelouse vous coûte quand même le trajet et l’installation : fixez un minimum par arrêt et inscrivez-le sur le devis.
  • Supplément carburant. Si vous risquez d’en ajouter un, écrivez-en la règle sur le devis : ce qui le déclenche et comment il se calcule. Un supplément que le client découvre sur une facture passe pour une hausse de prix.
  • Semaines sautées. Précisez si une visite annulée pour cause de sécheresse ou de pluie est créditée, reprise plus tard ou déjà prise en compte dans un prix mensuel fixe.
  • Accès impossible. Précisez si vous facturez un arrêt écourté par une barrière verrouillée ou un chien dans la cour.
  • Élimination des débris. Précisez si l’herbe coupée et les feuilles sont déchiquetées sur place, ensachées ou emportées, et ce que coûte leur enlèvement.

Les traitements et les extras en option

Faites de la tonte la base du devis et présentez le programme de traitements et les extras, comme l’aération, le sursemis, la lutte contre les vers blancs ou le ramassage des feuilles à l’automne, en option : ils ne comptent pas dans le total tant que le client ne les a pas choisis. Chiffrez chaque option pour toute la saison : un programme en cinq passages, c’est cinq passages, pas un seul. Le client compose la saison qu’il veut, et vous avez une vraie chance de vendre plus que la tonte.

Durée de validité du prix et reconduction

Donnez au devis une date de validité et précisez si le prix tient toute la saison une fois le devis signé. Dites aussi si vous révisez vos prix chaque hiver ou si l’entente se reconduit à moins qu’une des parties ne donne un préavis. Un prix de saison reconduit sans révision prend chaque année un peu plus de retard sur vos coûts.

Modalités de paiement de la saison

Indiquez sur le devis comment la saison sera payée : à la visite, en mensualités égales ou d’avance, et quand une éventuelle carte enregistrée sera débitée. Si vous voulez le premier mois ou un paiement de réservation d’avance, inscrivez-le comme acompte et précisez ce qu’il couvre. Les conditions écrites ici sont celles que chaque facture suivante pourra reprendre sans discussion.

Signature, contrat new-yorkais pour les pelouses et ventes à domicile

Faites signer et dater le devis, en y indiquant les options et les modalités de paiement choisies par le client.

Aux États-Unis, l’État de New York (NY) impose des conditions écrites pour les applications commerciales sur pelouse (commercial lawn applications). Sa loi les définit comme l’application de pesticides sur le sol, les arbres ou les arbustes d’une propriété extérieure publique ou privée, et prévoit des exclusions, dont les terrains de golf et les gazonnières (ECL §33-0101). Avant toute application commerciale sur pelouse, l’applicateur doit conclure avec le propriétaire, ou avec son mandataire, un contrat écrit qui précise la ou les dates approximatives d’application, le nombre d’applications et le coût total (ECL §33-1001). Avant l’application, l’applicateur doit aussi remettre au propriétaire ou à son mandataire une copie des éléments suivants :

  • la liste de ce qui sera appliqué, avec les noms commerciaux et les noms génériques des matières actives ;
  • les mises en garde de l’étiquette qui concernent la protection des personnes, des animaux ou de l’environnement ;
  • le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de votre entreprise, son numéro d’enregistrement et le numéro de la carte d’identification de certification de l’applicateur.

C’est le propriétaire ou son mandataire qui choisit si ces renseignements lui sont remis par écrit ou sous forme numérique ou électronique, et l’applicateur doit aussi en avoir une copie écrite sur lui. Si un traitement ne peut pas avoir lieu à la date prévue, avisez le propriétaire ou son mandataire de la nouvelle date, oralement ou par écrit, et obtenez son accord avant d’appliquer. Conservez une copie de tous ces contrats. En inscrivant ces conditions dans le devis de traitement que signe le client, vous les réunissez en un seul document.

Toujours aux États-Unis, vendre une saison sur le pas de la porte, ou à la table de la cuisine après avoir fait le tour de la pelouse, peut faire entrer en jeu la Cooling-Off Rule (règle du délai de réflexion) de la FTC (Federal Trade Commission, l’agence fédérale de protection du consommateur). Sous réserve des exclusions qu’elle énumère, la règle vise les services de consommation qu’un vendeur sollicite en personne, que l’acheteur l’ait invité ou non, quand le prix atteint 25 $ US ou plus et que l’acheteur donne son accord à son domicile, ou 130 $ US ou plus et qu’il le donne ailleurs, hors de l’établissement du vendeur (16 CFR 429). Un client visé peut annuler jusqu’à minuit le troisième jour ouvrable après le jour de la vente ; les dimanches et les jours fériés fédéraux ne comptent pas comme jours ouvrables. Ce qui vous revient : informer le client de ce droit au moment où il signe ; lui remettre une copie du contrat entièrement remplie et datée, avec le nom et l’adresse de votre entreprise et, à côté de sa signature, la mention d’annulation prévue par la règle en caractères gras d’au moins 10 points ; et y joindre le formulaire Notice of Cancellation (avis d’annulation), rempli, en double exemplaire. Si l’annulation arrive à temps, ses paiements doivent lui revenir dans les 10 jours ouvrables qui suivent la réception de l’avis.

Au Québec, l’Office de la protection du consommateur (OPC) précise que, si un client vous demande de venir chez lui pour obtenir de l’information et que, sur place, vous concluez une vente ou le sollicitez en vue d’en conclure une, vous faites du commerce itinérant (OPC). Le client dispose alors de 10 jours, à compter de la remise de son exemplaire du contrat, pour l’annuler (OPC). Ailleurs au Canada, vérifiez auprès de votre province.

Trois erreurs de devis en entretien de pelouse qui coûtent le contrat ou la marge

  1. Deviner la superficie. Une pelouse chiffrée depuis la rue qui s’avère plus grande d’un tiers vous fait perdre de l’argent à chaque visite, toute la saison.
  2. Chiffrer la tonte seule. Sans options de traitement ou de nettoyage sur le devis, le client les achète ailleurs.
  3. Rien sur les hausses de prix. Sans clause carburant ni révision annuelle, la hausse des coûts sort de votre marge au lieu d’entrer dans le prix.
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